Un parcours du combattant

je profite de cet espace amical pour vous envoyer mon témoignage comme un émigrant au pays de bombardier.

plus que 10 ans que je vis dans ce beau pays. l’aventure a commencé en 2007 quand j’ai débarqué au canada à la recherche d’une vie meilleure et de finir et fuir la règne d’une dictature dans mon pays natale (je viens d’un pays du Maghreb).

après l’expiration de la date de mon visa de séjour j’ai déposé une demande d’asile qui a été rejeté ainsi que l’appel. alors mon avocat m’a conseillé de déposer une demande de résidence permanente pour considération humanitaire qui a été elle aussi refusé et un ordre de quitter le canada [est émis] autrement je serai déporté.

et voila depuis 5 ans maintenant que je vis dans la clandestinité et l’angoisse.

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Marcher sa vie

Yvon Laprade, collaboration spéciale, La Presse, 11 juin 2017

Quand il est arrivé à Montréal à l’hiver 2015, Teo croyait pouvoir refaire sa vie après avoir fui son pays natal, le Mexique, où la violence et les crimes commis par les narcotrafiquants contaminaient son existence et sa famille. Il a plutôt dû «marcher sa vie» dans les rues de Montréal pour essayer, en vain, de s’en inventer une nouvelle.

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Une main-d’oeuvre jetable

Yvon Laprade, collaboration spéciale, La Presse, 11 juin 2017

La condition des travailleurs et travailleuses immigrants sans papiers ou en attente d’un statut ne cesse de se détériorer, tonnent les organismes de défense qui réclament une législation «qui a des dents» pour pincer les agences de placement et les entreprises clientes qui «exploitent» cette main-d’oeuvre sans droits. État des lieux.

UN PRODUCTEUR ÉCHAUDÉ PAR LES AGENCES

Échaudé par les agences de placement qui font travailler des travailleurs immigrants, Fruit d’or, important transformateur de canneberges et de bleuets, évite désormais de faire appel à leurs services pour combler ses besoins de main-d’oeuvre temporaire. «On avait observé un manque de sérieux [des agences] malgré nos vérifications», a confié à La Presse le président de l’entreprise, Martin Lemoine. L’an dernier, le transformateur a mis fin à son association avec l’homme d’affaires guatémaltèque, Esvin Cordon, après qu’il eut été mis en preuve que son agence de placement [Les Progrès], de Victoriaville, abusait d’un groupe de travailleurs du Guatemala.

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Dans la peau d’une sans-papiers

Soledad Peireira (nom fictif), collaboration spéciale, La Presse, 11 juin 2017

5h30, métro Saint-Michel. Des entreprises de la région de Montréal ont désespérément besoin de bras, au point d’accueillir le premier travailleur venu sur leurs terres, dans leurs usines ou dans leurs entrepôts. Sans le moindre papier d’identité, notre collaboratrice d’origine latino-américaine a infiltré des agences de placement qui recrutent au métro Saint-Michel et qui paient en argent comptant. Elle raconte sa dure expérience dans la peau d’une travailleuse clandestine.

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Travailler au noir… pour le gouvernement

Isabelle Hachey, La Presse, 10 juin 2017

Ils vivent dans l’ombre. Ils triment dur, souvent la nuit. Ils sont invisibles. Et pourtant, les sans-papiers se comptent sans doute par milliers à Montréal. Certains d’entre eux travaillent même clandestinement… pour des organismes publics.

Au CSSS

Angela (nom fictif) se présente au rendez-vous avec trois clés USB neuves, toujours dans leur emballage de cellophane. Elle les a trouvées dans les poubelles du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Montréal où elle fait le ménage, la nuit, depuis 2014. «Je me suis dit que cela pourrait servir. Il y a beaucoup de gaspillage, même de médicaments. Parfois, je trouve de l’insuline dans les poubelles.» Quand cela se produit, elle ne peut s’empêcher de penser qu’il y a probablement des sans-papiers diabétiques, quelque part à Montréal, qui en auraient cruellement besoin.

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Le Montréal des sans-papiers

La Presse, Isabelle Hachey

Publié le 10 juin 2017 à 10h00 | Mis à jour le 10 juin 2017 à 10h01

Nous les croisons sans les voir dans les rues de Montréal. Ils font le tri de nos rebuts, récurent les toilettes de nos cliNous les croisons sans les voir dans les rues de Montréal. Ils font le tri de... (Photo Martin Tremblay, La Presse)niques médicales, passent l’aspirateur, la nuit, dans les couloirs de nos bureaux. Ils sont des dizaines de milliers, mais ils sont invisibles. Sans eux, l’économie de la ville subirait un dur coup, puisque ces travailleurs de l’ombre occupent les emplois dont personne ne veut. Sans le moindre filet de sécurité. Bienvenue dans le monde occulte des sans-papiers de Montréal. Continuer la lecture de « Le Montréal des sans-papiers »

Lettre ouverte du Collectif des femmes sans statuts de Montréal

Membre du Collectif donne la lettre au ministre d’immigration Ahmed Hussen

Livrée au bureau de M. Justin Trudeau à Montréal, le 27 novembre 2015

Nous, femmes et mères sans statuts, qui vivons et travaillons dans l’ombre, invisibles et exclues, nous interpellons l’opinion publique, ensemble, pour la première fois.

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