Pendez-nous haut et court

Le temoignagne d’un san-statut de Montreal

En huit annees de presence a Montreal, j’ai eu cinq refus de demande de protection. Ce que j’ai compris c’est que grace au pouvoir discretionnaire que detiennent les agents de l’immigration, une decision de refus peut etre prise meme si toutes les conditions de selection sont remplies et les motifs de danger de retour sont etayes par des preuves.

Possiblement pour respecter un seuil minimum de cas refuses. Et c’est pour ca on trouve des citoyens canadiens d’origine ethnique qui ne parlent aucune des deux langues officielles, parce qu’il faut respecter un seuil minimum de cas acceptes.

Nous sommes des milliers a subir ce genre de traitement, on est mis devant deux descentes aux enfers. L’une est longue et l’autre est courte (en rapport avec le titre).

Celle qui est longue c’est « vivre » ou mourir clandestinement au Canada, et la longueur est double si on provient d’un pays musulman ; pour mieux comprendre, supposons que Maher Arar et Adil Charkawi etaient des immigrants illegaux, ils seraient disparus a jamais dans l’anonymat totale.

La courte descente c’est la deportation vers le pays d’origine. La plupart des gouvernements de ces pays d’ou nous provenons entretiennent la culture de la violence en conservant les ingredients necessaires qui sont: la pauperisation, l’injustice, education mediocre, richesses detournees, l’endoctrinement, la corruption, criminalite. Un terreau de recrutement ideal pour les mercenaires de tous bords (etat, opposants et etrangers). Donc les chances de finir plus vite sont superieures a la courte descente qu’a celles de la longue.

Nous sollicitons la classe politique federale et provinciale de nous eviter cette fin tragique en arretant les deportations, en adoptant une reglementation modifiant l’exercice du pouvoir discretionnaire des agents de l’immigration afin d’eviter les abus de pouvoir menant a des tragedies insoupconnables et ordonnant une revision de tous les cas refuses, tout en restituant les droits au travail et aux soins couverts pour tous les refugies ainsi qu’une protection formelle en octroyant un statut pour tous.

Mon cas est presque similaire a des milliers d’autres de personnes de divers origines, j’ai trouve inutile de mentionner mon nom ou un autre, en tous cas les circonstances nous condamnent a l’anonymat.

– Andrew (écrit environ 2004)

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